Le froid s’invite, les soirs rallongent, et Claire Dumortier, alias « IndieHiver », s’installe sous un plaid, manette en main, loin des blockbusters et des modes bruyantes. Entre deux streams sur Twitch, cette développeuse indépendante partage son art de l’évasion grâce aux jeux vidéo indés. Rencontre avec une passionnée qui a fait de la saison maussade un prétexte pour explorer ces petits mondes qui réchauffent.
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Interview : Claire Dumortier, alias « IndieHiver », créatrice et gameuse indépendante

Quand l’hiver arrive, qu’est-ce qui change dans ta façon de jouer ?
En hiver, tout devient plus lent, plus feutré. Le froid dehors me pousse à chercher des moments de réconfort à la maison. J’ai ce rituel : j’allume ma Switch ou mon PC, je lance un jeu indé doux, et c’est comme si je retrouvais une cabane secrète. Ces univers m’offrent une vraie pause mentale, loin du stress quotidien. Je crois que c’est en hiver qu’on a le plus besoin de s’évader sans pression.
Pourquoi privilégier les jeux indépendants face à la déprime saisonnière ?
Les blockbusters sont souvent rythmés, ambitieux, parfois exigeants. En hiver, j’ai besoin de simplicité, d’expériences humaines. Les jeux indés osent prendre le temps, racontent des histoires touchantes ou livrent juste une ambiance chaleureuse. Pour moi, le vrai luxe, c’est de vivre une aventure sans courir après la performance. Ils parlent à ceux qui veulent juste souffler, pas performer.
« L’hiver, ce n’est pas une question de prouesse : c’est un moment pour ralentir et renouer avec une forme de jeu plus intime. »
Peux-tu nous parler d’un titre qui t’a particulièrement touchée ?
A Short Hike est une bulle de douceur. On y joue un oisillon qui escalade une montagne sur une île paisible. Ce n’est ni compliqué ni stressant : on flâne, on grimpe, on parle à des personnages attachants. Je l’ai fini d’une traite un soir de neige, et j’ai eu l’impression d’avoir voyagé sans quitter mon canapé. Tout est bienveillant dans ce jeu, c’est presque thérapeutique.
Tu sembles accorder beaucoup d’importance à la dimension émotionnelle…
C’est ce qui m’a marquée avec Spiritfarer. On joue une passeuse d’âmes, on aide des esprits à faire leur dernier voyage. Ça paraît grave, mais c’est tout l’inverse : très lumineux, plein de tendresse, avec des musiques qui donnent envie de pleurer ou de sourire selon les moments. Ce jeu m’a fait un bien fou pendant un hiver difficile. Il y a ce côté humain, cette façon d’aborder des sujets forts avec délicatesse.
L’esthétique joue-t-elle un rôle dans ton choix ?
Complètement ! Gris, par exemple, c’est comme parcourir un tableau en mouvement. Tout passe par les couleurs, la lumière, la bande-son : il n’y a pas un mot, juste des émotions à fleur de peau. J’ai parfois posé la manette, le temps d’observer un décor ou d’écouter la musique. C’est une expérience qu’on n’oublie pas, encore plus quand on cherche à s’émouvoir ou à rêver un peu.
Un conseil pour ceux qui veulent tenter l’évasion narrative ?
Essayez Road 96 ! Celui-ci mise tout sur l’imprévu et la liberté. Chaque parcours est différent, c’est une vraie fuite vers le soleil alors que la grisaille domine dehors. Les choix pèsent, il y a du suspense, parfois des fous rires. Si on a l’âme d’un explorateur en manque de sensations, ça marche à tous les coups, même sur PC pas tout jeune.
Pour découvrir comment Claire Dumortier transforme les longues nuits d’hiver en évasions chaleureuses, plongez dans son article « Je me suis réfugié dans 5 jeux indés cet hiver : voici ceux qui ont vraiment réchauffé mes soirées ».
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Certains jeux indés sont plus sociaux, tu en as un à recommander ?
Sans hésiter, Sky : Enfants de la Lumière. C’est poétique et hyper accessible. Même si on joue sans micro, on communique avec des gestes, on découvre des mondes à plusieurs. J’ai souvent rencontré des inconnus prêts à aider, sans un mot. Ça réchauffe le cœur, surtout quand les nuits sont longues.
Un dernier rituel pour chasser la morosité quand il gèle dehors ?
Je m’installe confortablement, lumière tamisée, une boisson chaude à la main. Je lance l’un de ces jeux, et je laisse la magie opérer. Je conseille aussi de partager ces moments : en stream, en famille, ou juste avec un ami. L’hiver passe beaucoup plus vite quand on s’évade ensemble vers de nouveaux mondes !
L’hiver, pour Claire, ce n’est plus une sentence mais une occasion d’explorer, de ressentir et de tisser des liens, manette en main. Son regard invite à repenser le jeu vidéo comme un refuge contre la grisaille et l’ennui. Et vous, avez-vous trouvé le jeu qui change tout quand la température chute ? Partagez vos astuces ou vos titres favoris, et envoyez ce témoignage à vos proches en recherche d’inspiration. Qui sait, peut-être qu’un simple jeu indé deviendra votre passeport anti-froid cette année ?




